Le baromètre 2017
Etudes et Intelligence Marketing

Comment connaitre les consommateurs s'ils ne veulent plus répondre aux études ?

Le phénomène est évoqué, contesté par certains, nuancé par d'autres. Ou bien parfois même éludé ! Mais il constitue pourtant un enjeu sensible, tant pour les instituts d’études que pour les marques.

Quels sont donc les constats objectifs que l’on peut faire aujourd'hui quant à la participation des consommateurs aux études marketing ? Quels problèmes cela génère-t-il quant à la représentativité des échantillons d'études?  Et quelles sont donc les options face à cela ?

Nous vous proposons une première série de réponses à ces questions avec les interviews de Patrick Van Bloeme (Harris Interactive), Philippe Guilbert (Toluna), Mustapha Smail (Le Terrain), ainsi que le point de vue de la rédaction.

 



Philippe Guilbert

Directeur Général
Toluna France
Exploitons la puissance des communautés

Exploitons la puissance des communautés

Pour le directeur général de Toluna France, l’érosion des taux de réponse aux enquêtes est un fait. Ce constat s’inscrit dans une tendance plus large, et constitue aussi une invitation à ne pas se limiter aux protocoles d’études classiques. Philippe Guilbert nous invite ainsi à examiner des options qui challengent les lignes traditionnelles du « market research », avec de fortes convictions à la clé sur la puissance des communautés.

Mustapha Smail

Directeur - fondateur
de Le Terrain
Gardons les pieds sur terre

Gardons les pieds sur terre

Le public est-il réellement moins enclin à répondre et à participer aux enquêtes ? Comment aborder la question de la représentativité des études marketing dans un paysage radicalement chamboulé par le développement des études on-line ? Avec son expérience et son franc-parler habituel, le directeur et fondateur de la société Le Terrain nous livre sa vision sur ces enjeux essentiels pour la qualité des investigations menées pour les annonceurs.

Un arbre cache parfois la forêt…

Par la voix des trois acteurs que nous avons interviewés à l'occasion de ce dossier, voici trois façons de voir le problème et d’y répondre. Ces trois voix se recoupent en partie, sans se superposer; elles émanent de professionnels particulièrement expérimentés, qui dirigent des entreprises de nature différente, aves des philosophies distinctes pour ce qui est des modes de recueil. Deux se retrouvent sur la même ligne de fond, consistant en substance à pointer du doigt les limites des approches les plus classiques du métier des études, et la nécessité de renouveler la façon d'écouter des consommateurs qui ne demanderaient que cela. La troisième se démarque elle par une certaine forme de "défense" du téléphone en tant que mode de recueil, non pas dans l'absolu mais en relatif par rapport au "on-line", au regard notamment des limites de celui-ci en termes de représentativité.

Patrick Van Bloeme

CEO
Harris Interactive
Mettons nous à la portée des consommateurs

Mettons nous à la portée des consommateurs

Et si l’hypothèse d’une plus grande réticence des consommateurs à participer aux études marketing partait d’un contre-sens total ? C’est la vision que nous fait partager ici Patrick Van Bloeme, avec des convictions fortes quant à l’impératif pour la profession à mieux s’adapter aux évolutions de la communication, et un réel enthousiasme sur les opportunités que cela peut ouvrir pour les études marketing et leurs commanditaires.

Pour consulter nos précédents dossiers :
- Qu'est-ce qu'une marque efficace en 2011 ?
- Que penser des études marketing online ?
- Ce que les décideurs attendent des études marketing
- Mais comment naissent les "vraies" innovations ?
- Satisfaction Client : des études pour quoi faire ?
- Ce que les annonceurs attendent des instituts d'études
- Comment écoutera-t-on le consommateur dans dix ans ?
- Et si les études marketing étaient une arme anti-crise ?
- Les sciences peuvent elles encore faire progresser le marketing ?
- Ces "petites" études marketing si éclairantes
- Consommateurs : une impossible fidélité ?
- Comment réussir ses segmentations de marché ?
- Baromètre 2012 des études de marché
- Comment réussir son marketing auprès des enfants ?