Le baromètre 2018
Etudes et Intelligence Marketing

Etudes marketing et do-it-yourself : pour le meilleur ou pour le pire ? (volet 1)

La pratique du DiY a spectaculairement progressé dans le domaine des études, comme en atteste les chiffres de notre baromètre MRNews / Callson.

Le phénomène n’a rien d’anodin. Il peut être appréhendé comme un risque : celui que la commoditisation des études et la recherche des économies à tout prix mènent à une forte dégradation de la qualité. Mais il peut aussi préfigurer une nouvelle ère pour les études, avec de nouveaux modes de fonctionnement entre annonceurs et instituts.

Quelles sont donc les meilleures options à prendre sur cet enjeu ? Quels sont les risques et les écueils à éviter ?

Nous vous proposons de découvrir à ce sujet les points de vue de Guillaume Roussel (Orange), Stéphanie Passareira (Init) et Christophe Ralle (Ysthad)



Stéphanie Passareira

DGA d'Init
Gâchis ou gagnant-gagnant ?

Gâchis ou gagnant-gagnant ?

A l’évidence, le do-it-yourself est une réalité déjà bien présente dans les études de satisfaction, en particulier pour les mesures à chaud, et elle ne fera sans doute que se renforcer. Mais aux yeux de Stéphanie Passareira, DGA d’Init, selon ce qu’en feront les entreprises - et en fonction de leur capacité à mobiliser et articuler les compétences - elle sera soit une source de frustration et de gâchis, ou bien au contraire l’ouverture à de nouvelles formes de collaboration dans une relation qui a toutes les chances d’être gagnant-gagnant.

Guillaume Roussel

Directeur Etudes Réseaux,
Relation Client, Nouveaux
Territoires et Banque
chez Orange
Le challenge des Directions Etudes

Le challenge des Directions Etudes

Si le DiY appliqué aux études marketing— qui peut prendre des formes extrêmement variées — apporte de vraies réponses à de vrais besoins au sein des entreprises, il est aussi synonyme d’un risque à ne pas négliger : celui de casser la capacité à capitaliser sur la connaissance clients acquise projet après projet, et à bénéficier du recul que ne peuvent avoir les opérationnels. Quel rôle doivent donc endosser les directions études dans ce contexte ? Guillaume Roussel (Orange) nous fait partager son expérience et sa vision sur ces enjeux.

Christophe Ralle

CEO - Founder d'Ysthad
Une paupérisation et une ouverture…

Une paupérisation et une ouverture…

Et si le développement du do-it-yourself chez les annonceurs était un phénomène réellement ambivalent : à la fois le signe d’une spirale allant dans le sens d’une paupérisation des études marketing — dans laquelle les instituts aurait leur part de responsabilité — mais aussi l’ouverture à des modes de collaboration alternatifs entre les professionnels du market research et les entreprises ? C’est le propos que développe ici sans langue de bois Christophe Ralle (Ysthad), en esquissant les contours du nouveau positionnement de sa structure.

Pour consulter nos précédents dossiers :
- Qu'est-ce qu'une marque efficace en 2011 ?
- Que penser des études marketing online ?
- Ce que les décideurs attendent des études marketing
- Mais comment naissent les "vraies" innovations ?
- Satisfaction Client : des études pour quoi faire ?
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- Comment écoutera-t-on le consommateur dans dix ans ?
- Et si les études marketing étaient une arme anti-crise ?
- Les sciences peuvent elles encore faire progresser le marketing ?
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- Consommateurs : une impossible fidélité ?
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- Baromètre 2012 des études de marché
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