Le baromètre 2019
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Peuple vs élites : les études en question ?

La crise des Gilets Jaunes est régulièrement décryptée comme le signe de plus d’une déconnexion entre une élite — celle des décideurs politiques ou économiques — et le peuple ou les consommateurs (ou même les salariés, avec le procès en cours des ex-dirigeants de France Télécom).

Mais les études n’ont-elles pas précisément vocation à être le trait d’union entre les uns et les autres ? Sont-elles donc au moins en partie en cause ? Et quelles options leur permettraient de mieux jouer ce rôle d’intermédiaire ?

C’est la réflexion à laquelle nous vous convions via ce dossier spécial. Avec les points de vue de Véronique Langlois et Xavier Charpentier (FreeThinking), Rémy Oudghiri (SocioVision) et Diouldé Chartier (DCap Research)

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Rémy Oudghiri

Sociologue, Directeur Général
de SocioVision
"Il y a une vraie priorité à renforcer la culture du chiffre"

"Il y a une vraie priorité à renforcer la culture du chiffre"

Faut-il réellement s’étonner d’une déconnexion entre les décideurs et la réalité vécue par les consommateurs - et le peuple - lorsque la culture du chiffre et la technicité Etudes sont défaillantes, dans le contexte d’une production d’informations de plus en plus pléthoriques ? C’est le propos que développe ici Rémy Oudghiri (SocioVision), toute langue de bois mise à part, en mettant en évidence les responsabilités qui incombent aux professionnels de notre univers.

Dioulde Chartier

Fondatrice de DCap Research
« Il faut s’obliger à regarder ailleurs que sous le réverbère »

« Il faut s’obliger à regarder ailleurs que sous le réverbère »

La blague de l’ivrogne qui s’obstine à chercher ses clés au pied du réverbère — «parce qu’ici du moins, il y a de la lumière !» — nous amuse tous. Et si les études tombaient bien plus souvent qu’on ne le croit dans ce piège, en se privant ainsi de la distance pourtant au fondement de sa valeur ajoutée, et en s’interdisant de voir un ailleurs qui intéresse les décideurs, qu’ils soient politiques ou économiques, mais peut aussi les déranger ? C’est la réflexion que nous propose Diouldé Chartier (DCap Research), avec l’invitation (...)

Véronique Langlois
et Xavier Charpentier

Directeurs associés
et co-fondateurs
de FreeThinking
« Nous devons mieux arrimer les études marketing à leurs fondements sociologiques »

« Nous devons mieux arrimer les études marketing à leurs fondements sociologiques »

Pour Véronique Langlois et Xavier Charpentier (FreeThinking), qui ont créé et animent depuis plus de dix ans un observatoire de la classe moyenne française, il y a un réel paradoxe à voir les études s’éloigner de leur fonction essentielle, qui consiste au fond à aller à la rencontre de l’autre. Pour jouer leur vrai rôle dans la société, elles se doivent de renouer avec leurs fondements sociologiques, et de « laisser ainsi l’espace aux gens pour qu’ils puissent parler de leur vie et non pas seulement des produits ou des services »

Pour consulter nos précédents dossiers :
- Qu'est-ce qu'une marque efficace en 2011 ?
- Que penser des études marketing online ?
- Ce que les décideurs attendent des études marketing
- Mais comment naissent les "vraies" innovations ?
- Satisfaction Client : des études pour quoi faire ?
- Ce que les annonceurs attendent des instituts d'études
- Comment écoutera-t-on le consommateur dans dix ans ?
- Et si les études marketing étaient une arme anti-crise ?
- Les sciences peuvent elles encore faire progresser le marketing ?
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- Consommateurs : une impossible fidélité ?
- Comment réussir ses segmentations de marché ?
- Baromètre 2012 des études de marché
- Comment réussir son marketing auprès des enfants ?