Le baromètre 2017
Etudes et Intelligence Marketing

Et si l’on s’intéressait un peu plus aux émotions des consommateurs ?

Voilà bien une des certitudes du marketing d’aujourd’hui : tisser des liens émotionnels forts avec les consommateurs constitue un gage de succès décisif pour les marques et leurs produits. Néanmoins, les études marketing – et tout particulièrement les études quantitatives – se voient régulièrement reprocher de ne tenir que bien imparfaitement compte de cette vision, en persistant à s’adresser d’abord et avant tout à l’homo rationalis.

Quelles sont donc les options les plus intéressantes pour mieux intégrer les composantes émotionnelles dans la compréhension des attitudes des consommateurs, mieux prédire leurs comportements et renforcer ainsi la pertinence de son marketing ?

Nous vous proposons de découvrir une première série de points de vue sur ce thème avec les interviews de Valerie Anne Paglia et Nathalie Eskenazi (Ipsos), Stéphane Marder (Future Thinking), Christian Hardy et Bénédicte Lunel (Repères)



Christian Hardy
et Bénédicte Lunel

Président de Repères Beauty
et Directrice du département
Repères Beauty
Une question. Trois mots... What else ?!

Une question. Trois mots... What else ?!

Et si une seule question — et les trois mots qu'elle appelle en retour — apportaient les informations les plus essentielles pour évaluer l'engagement émotionnel associé à un concept, un produit, ou même une marque ? Et s'il y avait matière ainsi à disposer d'un éclairage puissant avec une considérable économie de moyens ? C'est la double conviction que nous font partager ici Christian Hardy et Bénédicte Lunel (Repères) à l'issue de trois ans de recherche sur les possibilités offertes par la verbalisation spontanée. 

Stéphane Marder

Président de
Future Thinking France
Pourquoi faire simple ?

Pourquoi faire simple ?

Mieux prendre en compte les émotions des individus est une obligation vertueuse pour les études marketing. Mais cela impose-t-il l’usage de protocoles complexes ou couteux ? « Certainement pas » affirme Stéphane Marder (Future Thinking), qui évoque la possibilité de rajouter — en complément et non en substitution des données déclaratives — des variables à la fois extrêmement éclairantes et obtenables à cout marginal ou nul. La première étant tout simplement le temps de réponse « le Timed Emotional Response » en VO !

Valérie-Anne Paglia
et Nathalie Eskenazi

Directrice Générale Ipsos UU
et directrice de département
Ipsos
Une perspective radicalement consumer-centric

Une perspective radicalement consumer-centric

Et s’il fallait appréhender les marchés non pas au travers des catégories de produits ou de services, mais en fonction des grandes motivations des individus - et donc des émotions fondamentales qui s’y rattachent ? Tel est le parti pris affiché par Ipsos avec un outil - Censydiam -, dont les fondements reposent sur les travaux de Freud et d’Adler, et qui invite à adopter une perspective radicalement consumer centric. Valerie Anne Paglia et Nathalie Eskenazi (Ipsos) nous en présentent les tenants et aboutissants. 

Pour consulter nos précédents dossiers :
- Qu'est-ce qu'une marque efficace en 2011 ?
- Que penser des études marketing online ?
- Ce que les décideurs attendent des études marketing
- Mais comment naissent les "vraies" innovations ?
- Satisfaction Client : des études pour quoi faire ?
- Ce que les annonceurs attendent des instituts d'études
- Comment écoutera-t-on le consommateur dans dix ans ?
- Et si les études marketing étaient une arme anti-crise ?
- Les sciences peuvent elles encore faire progresser le marketing ?
- Ces "petites" études marketing si éclairantes
- Consommateurs : une impossible fidélité ?
- Comment réussir ses segmentations de marché ?
- Baromètre 2012 des études de marché
- Comment réussir son marketing auprès des enfants ?