Le baromètre 2016
Etudes et Intelligence Marketing

La représentativité des études est-elle un combat d'arrière garde ? (volet 1)

La représentativité des études de marché est une composante clé de la scientificité, et donc de la légitimité de celles-ci dans la bonne marche de l’entreprise.

Les évolutions importantes des modes de recueil des données sur ces dernières années (panels online, social listening, big data,…) peuvent néanmoins poser question. La représentativité est-elle toujours là ? Est-elle même toujours aussi indispensable, dans des écosystèmes qui imposent un agir « en temps réel », plus souple, plus intuitif ?

Dans ce contexte, comment éviter la sclérose ou le "n’importe quoi » ? Comment faut-il penser et réactualiser cette notion de représentativité pour aujourd’hui et demain ?

Nous vous proposons de découvrir une première série de points de vue sur ces questions avec les interviews de Bruno Botton et Benoit Hubert (GfK), Benjamin Mesureur (Côté Clients), Diouldé Chartier-Beffa (D'cap Research) et Frédéric Lefebvre-Naré.



Bruno Botton
et Benoit Hubert

Directeur Général
et Directeur Scientifique
de GfK
L’impératif du pragmatisme

L’impératif du pragmatisme

Aux yeux de Bruno Botton et de Benoit Hubert (GfK), il n’est pas plus pertinent de passer par dessus bord l’exigence de la représentativité que de s’arcbouter sur des schémas devenus obsolètes du fait des évolutions du marketing et de la relation entre marques et consommateurs. La voie qu’ils recommandent est donc clairement celle du pragmatisme et d’une réflexion partagée avec les entreprises pour intégrer leurs contraintes, sans jamais perdre de vue la finalité des études d’éclairer le mieux possible les enjeux business.

Diouldé Chartier Beffa
et Frédéric Lefebvre-Naré

Associée fondatrice de
D'Cap Research
et Directeur Scientifique de
Net-Conversations
Un vrai choix « politico-stratégique »

Un vrai choix « politico-stratégique »

En apparence, voilà un enjeu - celui de la représentativité des études - technique au possible. Et si il renvoyait pourtant à des questions on ne peut plus importantes pour les décideurs : qui écoute-t-on ? pour quel type de marketing et de politique d’innovation ? C’est la réflexion que nous proposent ici Diouldé Chartier Beffa (D’Cap Research) et Frédéric Lefevbre-Naré, avec une invitation à aller explorer de nouveaux angles de représentativité (via l’écoute des réseaux sociaux), en tordant le cou au passage à quelques idées reçues quant au big data.

Benjamin Mesureur

Directeur Associé
de Côté Clients
Un arbre peut parfois cacher une forêt…

Un arbre peut parfois cacher une forêt…

Et si le débat sur la représentativité des études occultait un enjeu plus important encore, celui de la capacité de celles-ci à répondre aux besoins actuels des entreprises dans  un écosystème radicalement transformé et imposant de nouvelles règles du jeu : la multiplicité des sources d’information et l’hyper disponibilité des données, le besoin d’en tirer du sens et d’agir en continu tout en étant réellement connecté à l’expérience client. Tel est le point de vue, un brin iconoclaste, que nous propose Benjamin Mesureur (Côté Clients).

Pour consulter nos précédents dossiers :
- Qu'est-ce qu'une marque efficace en 2011 ?
- Que penser des études marketing online ?
- Ce que les décideurs attendent des études marketing
- Mais comment naissent les "vraies" innovations ?
- Satisfaction Client : des études pour quoi faire ?
- Ce que les annonceurs attendent des instituts d'études
- Comment écoutera-t-on le consommateur dans dix ans ?
- Et si les études marketing étaient une arme anti-crise ?
- Les sciences peuvent elles encore faire progresser le marketing ?
- Ces "petites" études marketing si éclairantes
- Consommateurs : une impossible fidélité ?
- Comment réussir ses segmentations de marché ?
- Baromètre 2012 des études de marché
- Comment réussir son marketing auprès des enfants ?