Le baromètre 2017
Etudes et Intelligence Marketing

La représentativité des études est-elle un combat d'arrière garde ? (volet 2)

Ces dix dernières années ont coincidé avec une transformation assez radicale des études marketing, et tout particulièrement des pratiques associées à la collecte des données.

Ces évolutions peuvent susciter des interrogations sur un enjeu essentiel, celui de la représentativité des études, d’autant qu’elles vont de pair avec une mutation des besoins des entreprises, réactivité et tension sur les budgets obligent…

La représentativité des études est-elle donc toujours bien assurée ? Faut-il repenser cette notion ou même parfois savoir s’en affranchir ? Quelles sont les bonnes questions à se poser du côté des entreprises et avec elles les orientations les plus pertinentes en fonction de leurs besoins ?

Nous vous proposons de découvrir une nouvelle série de points de vue à ce sujet avec les interviews de trois professionnels particulièrement aguerris quant aux enjeux du recueil des données : Stéphane Marder (Future Thinking), Mustapha Smail (Le Terrain) et Alexis Bonis Charancle (B3 TSI)



Mustapha Smail

Directeur - fondateur
de Le Terrain
Mettre un stop à la paupérisation des études

Mettre un stop à la paupérisation des études

Pour Mustapha Smail (Le Terrain), la représentativité des études doit être prise pour ce qu’elle est : non pas une fin en soi, mais une exigence devant répondre à des besoins précis. C’est aussi une promesse faite par des professionnels, et qui ne peut être tenue qu’en respectant des méthodologies d’études précises, rigoureusement conçues et mises en œuvre. Elle ne doit donc pas être faite à la légère, faute de quoi le risque serait de contribuer à entretenir la spirale d’une paupérisation des études, hélas, déjà bien engagée.

Alexis Bonis Charancle

DG de B3 TSI
L’impératif du discernement

L’impératif du discernement

Pour Alexis Bonis (B3TSI), il ne faut pas occulter la réalité d’un affaissement de la représentativité des études réalisées par les entreprises, en particulier avec le développement de l’usage des panels online. Faut-il y voir une évolution à la fois catastrophique et inéluctable ? Certainement pas nous dit-il en substance en invitant les commanditaires d’études à faire preuve du plus grand discernement possible dans leurs choix méthodologiques en fonction des différents besoins qui sont les leurs.

Stéphane Marder

Président de
Future Thinking France
Concilier réalisme et méthode

Concilier réalisme et méthode

Avec l’usage des panels online dans les études, nous avons affaire à la fois à une constante et à une rupture aux yeux de Stéphane Marder (Future Thinking). Une constante parce que tout mode de recueil induit des biais, dont il faut être conscient pour mieux les repousser et obtenir la représentativité nécessaire. Et une forme de rupture compte tenu des difficultés toutes particulières qu’induisent ces méthodes, mais aussi des économies qu’elles apportent. Comment concilier réalisme et méthode ? Là est toute la question !

Pour consulter nos précédents dossiers :
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