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Crise : comment les décideurs voient 2012 ?

12 déc. 2011

Quel bilan les décideurs économiques français tirent-ils de l'année 2011 ? Et comment envisagent-ils 2012 ? Sont-ils un brin optimistes ou complètement pessimistes pour l'économie mondiale et jusqu'à quel point ? Et pour les entreprises françaises ? Pour la situation des salariés ? Et pour leur entreprise en particulier ? Comment voient-ils les choses pour ce qui des investissements que réaliseront leur entreprise en 2012, et en particulier sur les enjeux marketing ?

Ce sont en quelques lignes les principaux points d'éclairages d'une étude que vient de réaliser Research Now (...)

Cette étude, dont vous pouvez découvrir les résultats complets ici, porte sur un échantillon de plus de 300 décideurs travaillant dans des structures de 10 salariés et +, interrogés du 18 au 23 novembre.

On pourrait s'en douter, le pessimisme prédomine nettement. Mais cette investigation a le double mérite de donner une mesure objective de celui-ci, et aussi d'apporter des nuances importantes à entendre. Deux chiffres illustrent cela de façon assez étonnante :
- 82% des décideurs sont pessimistes quant à l'évolution de l'économie mondiale sur 2012 !
- mais 74% d'entre eux sont plutôt optimistes pour ce qui est de l'évolution de leur entreprise.

Le décalage est classique, entre la vision du général (le monde, l'europe,...) et celle du particulier (moi, mon entreprise,...). Mais il apparait ici dans des proportions tellement énormes que cela laisse un peu pantois sur le système de représentations dans lequel nous vivons. Il est vrai que l'économie mondiale est un concept pour le moins général et lointain. Mais si on ne raisonne que sur le seul périmètre France, on en arrive à cette situation un peu paradoxale, où les trois quarts des décideurs sont optimistes quant à l'évolution de leur entreprise, mais 70% à être pessimistes quant à la situation des entreprises françaises.

Pour Marc-Antoine Jacoud, Directeur Général Research Now Europe Sud, "ce clivage de perception peut être expliqué en hypothèse par plusieurs facteurs :
- l’environnement « général » est par définition plus lointain, moins tangible que l’environnement « direct » qui demeure très concret (on retrouve ce même phénomène dans les études consommateurs) . En d’autres termes, « telle » situation macro n’engendre pas mécaniquement une situation micro de même type.
- le sentiment de pouvoir agir sur son environnement direct/de proximité (et donc l’impacter positivement) contrairement à l’environnement général. En d’autres termes, on subit l’environnement général alors que l’on a capacité à agir sur l’environnement direct, a fortiori dans un contexte d’entreprise.
- le volontarisme et le positivisme dont font preuve les décideurs, « aux manettes » de leur entreprise, et restant convaincus (à tort ou à raison) de leur capacité à bien résister à un environnement économique global dégradé"

Si l'on en vient aux investissements qui nous concernent plus directement, 2012 se profile comme une année de statu quo pour les études de marché : 24% des décideurs anticipent une baisse de leurs dépenses d'études marketing, 25% prévoient plutôt une augmentation, les 51% restant étant eux dans l'optique d'un maintien à l'identique.

Et pourtant : et si les études marketing étaient une arme anti-crise ? C'est la conviction de Market Research News, et c'est aussi le thème de notre premier dossier du mois, que nous ne pouvons donc que vous inviter à (re)découvrir : il reste plus que jamais d'actualité !

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