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Le Printemps des études doit être une source d’inspiration pour le marché - Interview de Stéphanie Perrin, directrice d’Empresarial, Commissaire Générale du Printemps des études.

24 févr. 2015

Né à l’initiative d’un collectif regroupant près de 500 acteurs de cet univers, le Printemps des études s’est imposé comme le grand événement fédérateur de l’année, à la fois pour les instituts, les prestataires de services associés à cette activité, mais aussi pour les entreprises utilisatrices des études marketing.

A quelques semaines de sa 4ème édition, qui se déroulera les 16 et 17 avril à Paris au Palais Brongniart, nous avons interrogé la principale chef d’orchestre du Printemps des études, Stéphanie Perrin, pour prendre avec elle le pouls de la manifestation à venir.

MRNews : L’an dernier, vous évoquiez ce paradoxe : celui d’un contexte économique difficile pour le marché des études, et en même du temps d’une forte vitalité de ce secteur. Un an plus tard, c’est le même constat qui s’applique ?

Stéphanie Perrin : Il semble que la situation se soit encore un peu durcie par rapport à l’an dernier. Le contexte économique général reste difficile, mais il ne faut pas sous-estimer les évolutions structurelles que connaissent les études marketing, et dont l’impact est majeur. Les évolutions technologiques y contribuent, mais on assiste également à une remise en cause de l’équilibre des besoins des entreprises. On voit notamment progresser la demande pour des outils s’inscrivant dans un principe d’instantanéité, avec l’interrogation de panels ou de communautés de clients appartenant en propre aux entreprises. Les budgets sont tendus, avec une pression sur la taille des effectifs des équipes qui les gèrent dans les entreprises. Tout cela fait naître ou accentuer le besoin pour de nouveaux types d’outils, et génère aussi une redéfinition des frontières entre instituts et prestataires de services.

La présence de Google ou d’Orange au sein de Syntec Etudes sont j’imagine des signes forts de ces changements…

Bien sûr. Mais la vitalité est en effet toujours là ; et elle s’est traduit ces derniers mois par des mouvements significatifs, comme la prise de participation de la société mère de Toluna au sein d’Harris Interactive, ou plus récemment par le rachat de WSA par Stratégir.

Si l’on devait résumer l’édition précédente du Printemps en 5 chiffres clés, lesquels citeriez-vous ?

J’adore cet exercice !  Je citerais le nombre de sociétés participantes, qui s’est élevé à 119, les 9 grandes conférences qui ont attiré 1402 auditeurs. Il y a également eu 58 rendez-vous organisés par 42 sociétés. Et nous avons eu très précisément 2393 visiteurs professionnels, soit quasiment +10% par rapport à l’édition précédente. Il faut que vous m’accordiez 7 chiffres ! Cette année, c’est avec 120 acteurs majeurs, 12 grandes conférences et 52 rendez-vous que le Printemps des études ouvrira ses portes.

Quelle(s) touche(s) particulière(s) souhaitez-vous apportez à cette édition 2015 ?

Notre ambition reste inchangée. Il s’agit d’essayer de faire en sorte que les participants se laissent porter par le souffle du Printemps, qu’ils découvrent avec ce « petit vent d’air frais » des solutions, des pratiques et plus largement des idées inspirantes. La conférence d’ouverture est toujours très importante pour notre manifestation ; elle donne le « la ». Celle de cette année portera sur le thème de l’Homme androïde, l’Homme connecté. Nous allons donc évoquer - avec François Bellanger en « main speaker » - notre rapport au corps, avec la question de savoir jusqu’où on peut aller en ce sens. Où s’arrête la course à la performance qui est incluse dans cette dynamique, et jusqu’à quel point l’Homme peut-il être le cobaye de tout cela. Cette grande problématique se retrouvera également dans d’autres prises de parole, sous des angles différents comme par exemple celui des objets connectés.

Faut-il attendre que l’objectif du Printemps n’est pas de ne parler que des études, mais d’évoquer aussi des thématiques clés sur la façon dont notre société se transforme ?

C’est juste en effet. Mais je crois qu’il est dans la nature même de cette profession que de s’intéresser à la façon dont évolue notre société. La notion de « temps réel » et d’instantanéité est par exemple très présente dans les solutions d’études qui seront présentées dans le cadre du Printemps.

Voyez-vous des points particuliers à évoquer au chapitre des nouveautés ou des évolutions importantes ?

Nous avons cette année encore cherché à optimiser les modalités d’accès au contenu de la manifestation. Je pense notamment à l’application Printemps, que nous avons lancé l’an dernier mais qui devrait cette année apporter plus de fonctionnalités, avec la possibilité notamment d’accéder à plus de contenu des intervenants sur les grandes conférences. Cela s’appliquera aussi au contenu des auteurs présents sur le salon, puisque nous avons maintenu le principe d’une rencontre entre le public et ceux-ci ceux-ci via «  le coin des auteurs ». Et par ailleurs, nous avons renforcé la mécanique des visites guidées, qui avait connu un succès encourageant l’an dernier, et qui permettent aux participants qui le souhaitent de découvrir les solutions d’une sélection de sociétés sur une thématique donnée. Nous avons retenu quatre thématiques cette année : les études santé et médiacales, les études de satisfaction et de fidélité, les nouveaux livrables quali et quanti. Et enfin comment mettre en place des études dans des pays émergents.

De nouveaux partenaires seront-ils présents ?

Nous aurons en effet la présence de deux nouveaux partenaires institutionnels. L’AFM (Association Française du Marketing) qui donnera son point de vue sur l’Homme connecté. Et nous aurons également la présence du Master Communication et Marketing de l’Université Panthéon-Assas, qui lance une formation continue dans le domaine des études. Même si ce n‘est pas un nouveau partenaire, puisqu’il nous a soutenu dès l’origine du projet, il est évident qu’il y aura un sens encore plus fort cette année à la présence d’Esomar, dont le nouveau président Monde est français, ce qui ne fait que conforter la place de notre pays sur la scène mondiale des études.

Vous évoquiez en préambule le bouleversement des frontières et l’arrivée de nouveaux acteurs dans l’univers des études. Est-ce que cela aura un écho sur la nature des sociétés participantes ?

Nous allons bien sûr retrouver des acteurs historiques de la data, comme Socio, mais aussi des nouvelles sociétés comme SPLV Analytics. Un des représentants de Google aura l’occasion d’intervenir dans une des conférences. Et nous aurons enfin la présence d’acteurs issus du monde des médias, avec le témoignage de Laurent Guimier, Directeur de France info, ou encore la présence de Mondadori, TF1 Publicité…

Je vais à nouveau vous demander un chiffre. Lequel traduirait selon vous le mieux la réussite du Printemps 2015 ?

La réponse me semble plus aisée cette fois-ci. Je crois tout simplement que l’évènement sera réussi si la grande majorité des acteurs se projette dans une nouvelle édition. Ce sera en l’occurrence la 5ème, ce qui correspond toujours à un anniversaire important pour ce type de manifestation. Les 120 sociétés présentes en 2015, et nous même, organisateurs épaulés par deux comités, ferons tout pour cela en tout cas.


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