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Le Printemps revient ! Interview de Stéphanie Perrin (Empresarial), organisatrice du Printemps des Etudes

19 févr. 2013

Et oui ! Les jours s’allongent, le soleil pointe son nez, et le retour du printemps s’annonce ! La 1ère édition du Printemps des Etudes a rencontré un succès marquant, avec le soutien et même l’impulsion d’un très grand nombre d’acteurs de la profession des études, sous l’égide du collectif Re-Création. A quelques semaines de la seconde édition qui aura lieu le 4 et 5 avril au Palais Brongniart à Paris, nous avons interrogé Stéphanie Perrin, pour évoquer avec elle les ambitions, l’état d’esprit et les temps forts de cet événement.

Market Research News : La première édition du Printemps des Etudes a été un franc succès, avec une mobilisation spectaculaire de la profession et le retour d’un certain nombre d’acteurs importants que l’on s’était habitué à ne plus voir dans ce type de manifestation. Quelles sont vos ambitions pour cette deuxième édition ?

Stéphanie Perrin : 2012 a été effectivement une très belle édition de lancement, avec la participation de 111 sociétés, et la présence de près de 1800 visiteurs professionnels. Au-delà de ces chiffres, nous avons eu de très bons retours de la profession, qui a salué une démarche éminemment collaborative. Sur 2013, le défi se présente différemment puisque l’on ne part plus d’une page blanche ; il s’agit bien de conforter ce qui a été fait, et d’aller encore plus avant en termes de qualité et de diversité. C’est vrai pour le contenu en tant que tel, sur lequel nous avons travaillé avec le comité de programme, et cela s’applique aussi bien sûr à la qualité de l’accueil des visiteurs et des exposants que nous avons envie de renforcer encore, avec je l’espère quelques bonnes surprises. C’est vrai aussi côté exposants avec une présence internationale renforcée. Nous avons aussi renouvelé notre partenariat avec le Market Research Club, et nous faisons pour cela en sorte qu’un plus grand nombre d’éléments soient traduits, du français vers l’anglais ou inversement.

Quels seront les temps forts de cette édition 2013 ?

Nous gardons le principe d’un concept équilibré entre exposition et prises de parole. Cet équilibre se retrouve également entre d’une part un certain nombre de « grandes conférences » définies sous l’égide du comité de programme, et dont les contenus pour plusieurs d’entre elles ont fait l’objet d’un appel à contribution et d’autre part des rendez-vous organisés par des sociétés qui souhaitent prendre la parole sur un certain nombre de thèmes donnés. Au global, nous aurons donc une cinquantaine de rendez-vous et 9 grandes conférences. Il y aura également des évènements qui devraient être très sympathiques avec des anniversaires d’instituts qui seront célébrés dans le cadre du Printemps : nous fêterons les 20 ans d’Efficience Marketing, les 20 ans de la Revue des Marques, les 30 ans de Sorgem et les 50 ans de TNS Sofres.

Quels seront les thèmes des conférences ?

La conférence plénière sera consacrée à cette grande question qui est celle du lien entre les études et la gouvernance des entreprises. Nous aurons deux conférences de type « témoignages et retours d’expérience », l’une sur les réseaux sociaux : mesure et sens, et l’autre sur ces autres disciplines qui enrichissent les études : l ‘économie comportementale, le coaching, l’utilisation d’un sketcheur... Nous aurons aussi une conférence conjointement animée par l’Adetem, l’UDA, Irep Communication, Etudes, Recherche prospective et Esomar et qui s’intitule « les marques se réinventent, les études aussi ! » et avec la présence de 4 directeurs marketing de grandes enseignes appréciées des jeunes (Deezer…). Syntec Etudes Marketing & Opinion animera quant à lui « Idées pour le futur », en partenariat avec le Carrefour des Possibles et avec la présentation d’une vingtaine de projets innovants. Nous aurons bien sûr la présentation des grandes tendances en matière d'achats d'études de marché pour 2013 (1). Et il y aura enfin les ateliers « flash benchmark », sur ces thèmes que sont la donnée en temps réel, la création d’un panel propriétaire et les études sur mobile.

Sur le principe de fonctionnement de ces conférences, je tiens à souligner le fait que nous avons fait appel à la libre contribution, pour laisser la parole à des binômes instituts ou prestataires et annonceurs, et enrichir le contenu de notre manifestation. Chacun peut ainsi soumettre un thème, proposer une participation, ce qui s’inscrit complètement dans notre philosophie.

NDLR : l'ensemble du programme est accessible sur le site du Printemps des Etudes

Le contenu va donc être particulièrement riche, mais est-ce qu’il y aura un fil rouge spécifique ?

Non, mais cela correspond à un choix délibéré, en pleine concertation avec le comité de pilotage et le comité de programme. Notre volonté est justement de donner à voir la diversité des facettes du monde des études, et donc de ne pas s’enfermer dans un thème particulier. Cette diversité se retrouve partout, dans le programme en tant que tel, mais aussi sur les stands des sociétés présentes. C’est ce qui permettra au visiteur de trouver des réponses à ses besoins, grâce à une palette extrêmement large. La présence d’annonceurs dans le Comité de programme y contribue. Le mur collaboratif du Printemps – mur virtuel sur notre page facebook et mur physique sur la manifestation – permet à chacun d’apporter sa pierre et prolonge cette idée.

Le Semo se poursuit mais se retrouve aujourd’hui « secondarisé » par rapport à la filière études, avec notamment le retrait des organisations professionnelles clés du secteur (2). Qu’est ce que cela change pour le Printemps des Etudes ?

Le report du Semo ne change rien en tant que tel, mais cela nous donne encore plus de responsabilité. La genèse du Printemps des Etudes, c’est une démarche éminemment participative de la profession, qui a voulu recréer son propre événement, un événement qui lui permette réellement de se représenter et de montrer toute sa force, toute sa valeur ajoutée. Nous sommes en quelque sorte les dépositaires de cette démarche. Cela nous engage donc d’autant plus. Mais notre état d’esprit est que rien n’est jamais acquis, il faut que nous continuions à avancer dans le sens qui a présidé à la création du Printemps, en répondant le plus possible aux attentes de tous, sociétés d’études et visiteurs. Le Printemps est une démarche vivante, c’est une jeune pousse qu’il faut aider à grandir.

En tant qu’organisatrice de cette manifestation, vous êtes désormais une observatrice de cet univers des études et de la recherche marketing. Quelles sont les tendances qui vous marquent le plus ?

Je suis réellement frappée par la vitalité de ce milieu. Cela se traduit notamment par un nombre étonnant de créations de sociétés, avec l’apparition régulière de nouveaux acteurs qui préemptent des spécialités pour répondre à des besoins bien spécifiques. Il y a vraiment du sang neuf.

Côté annonceurs, on voit des besoins qui montent en puissance. Je pense par exemple aux études sur mobile, qui suscitent pas mal d’interrogations sur les nouvelles possibilités que cela ouvre. On sent aussi une forte curiosité sur ce qui a trait à la connaissance du shopper, et plus largement à la meilleure connaissance des leviers associés à la distribution et au commerce, avec le géomarketing par exemple. On ressent que la préoccupation du « business » avec un ROI toujours plus décisif est forte. C’est normal et cela tombe bien : les études peuvent apporter beaucoup dans ce sens-là !

→ Pour participer : le site du Printemps des Etudes

(1)  Market Research News présentera les résultats du Baromètre 2013 des Etudes de marché, réalisé en partenariat avec Callson et avec le soutien d’Esomar

(2)   L’ADETEM, Le CESP, ESOMAR et l’IREP ne seront pas partenaires du SEMO cette année, voir l’article du blog de François Laurent (Adetem) à ce sujet


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