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Un printemps des Etudes 2014 placé sous le signe du défi et de la combativité - Interview de Stéphanie Perrin, Directrice d’Empresarial et Commissaire Général du Printemps des Etudes.

28 févr. 2014

Après s’être imposé quasiment dès sa naissance (désirée par un collectif impressionnant d’acteurs) comme l’évènement majeur de l’année pour les études marketing, le Printemps des Etudes s’apprête à ré-ouvrir ses portes et celles du fameux Palais Brongniart.

A quelques semaines de sa 3ème édition, qui se déroulera donc les 10 et 11 avril à Paris, nous avons interrogé Stéphanie Perrin, la principale chef d’orchestre de la manifestation, pour évoquer avec elle l’état d’esprit et les temps forts de cet événement.

Th. Semblat - MRnews : Avant d’évoquer cette troisième édition du Printemps des Etudes, je vous propose que l’on revienne un instant sur le contexte du marché français des études marketing. L’année 2013 a été difficile pour pas mal d’acteurs. Comment l’avez-vous vécue de votre côté ? Et quelle est votre perception quant à la santé du marché en ce début d’année ?

Stéphanie Perrin : Il est évident que 2013 a été une année relativement difficile pour la profession, dans un contexte économique global qui a été et reste assez maussade. Cela n’est pas vrai naturellement pour tous les acteurs, et en l’occurrence pas pour nous spécifiquement, le bilan de notre deuxième édition ayant même été très positif avec une belle progression du nombre de sociétés présentes et de participants au Printemps des Etudes*.  Au global, je suis quand même assez frappée par le fait qu’en dépit de ce contexte difficile, les signes d’une forte vitalité ne manquent pas. D’une part, les sociétés étrangères s’intéressent de plus en plus au marché français, qui est le 5ème marché mondial après l’Allemagne. Et enfin et surtout, on voit les sociétés françaises se battre, innover. Ce n’est d’ailleurs pas propre au marché des études. Il y a bien une forme d’esprit et d’innovation à la française, qui se traduit par de belles réussites sur des secteurs d’activité en forte croissance, que ce soit spécifiquement en France ou à l’international. Et cette « French Touch » est à l’évidence présente dans l’univers des études, où les Français ont une très bonne réputation, à un moment où cet univers évolue très rapidement.

Précisément, quelles sont les évolutions qui vous semblent les plus marquantes dans l’univers des études ?

J’ai le sentiment que nous vivons un moment un peu particulier, où l’on est en train de sortir des silos. C’est clairement la pluridisciplinarité qui est en train de s’imposer, avec la nécessité de travailler avec des métiers différents, et qui est en large partie liée à la place qu’a pris internet. On me pose parfois la question du nom de notre manifestation, l’idée étant que le terme d’études est peut-être trop restrictif. Je crois qu’il est important de savoir rester sur ses racines. Mais il me semble aussi que le terme d’études reste parfaitement valide dès lors que l’on ne s’enferme pas dans une définition trop étroite. Même si l’on parle beaucoup de big data par exemple, les enjeux d’analyse sont plus que jamais essentiels. De fait, je n’ai pas du tout le sentiment que la profession se cloisonne ; au contraire, les évolutions me semblent bien aller dans le sens de cette inter-disciplinarité. C’est en tout cas ce que l’on voit chez beaucoup d’instituts, et c’est tant mieux parce qu’il me semble que cela correspond bien à un enjeu majeur.

Venons donc au Printemps, qui se tiendra donc les 10 et 11 avril, toujours au Palais Brogniart à Paris. Vous avez évoqué le bilan positif de l’édition 2013 ; quels sont donc les ingrédients clés que vous souhaitez conserver pour cette 3ème édition ?

Nous avons à cœur de maintenir et de faire vivre deux principes essentiels, qui avaient été énoncés à l’origine même de la manifestation, dans le cadre de l’appel à projet défini par le collectif Re-Création. Il y a tout d’abord un choix, extrêmement structurant pour nous, qui consiste à réunir une majorité d’instituts parmi les sociétés participantes. Soit dit au passage, cela constitue une certaine singularité par rapport à ce que nous pouvons observer chez nos voisins, que ce soit en Angleterre ou en Allemagne par exemple.  Je peux vous assurer que ce n’est pas si simple à gérer au quotidien, mais nous considérons que c’est un gage important de l’intérêt de la manifestation pour les visiteurs. Le deuxième principe clé, en partie lié au précédent, c’est de faire le maximum pour privilégier la qualité du contenu. La qualité du travail effectué par le comité de programme est déterminante en ce sens, avec ces 4 collèges qui permettent de faire s’exprimer des visions différentes.

Quelles sont les grandes nouveautés de cette édition 2014, et quel sera le thème de la conférence de lancement ?

Nous allons démarrer cette édition avec une conférence inaugurale qui se présente comme très prometteuse. Elle se fera en deux temps, avec une introduction de Carol Allain, qui est un auteur et un fantastique conférencier d’origine canadienne, et qui a notamment écrit  L’Enfant Roi, et plus récemment Le choc des générations. Il va précisément évoquer ce thème. Nous donnerons ensuite la parole à plusieurs chefs d’entreprises français qui ont précisément su intégrer ce choc des cultures et être différents sur leurs marchés, en France ou à l’international, et écrire ainsi de belles histoires, dans des domaines assez variés. Nous allons en tout cas dès le lancement avoir une dimension internationale, ce qui correspond à un signe important, mais nous tenons aussi à ce que l’état d’esprit dominant soit positif, en valorisant en particulier l’innovation à la française. De l’audace !

Parmi les nouveautés, je crois avoir entendu parler d’un principe de visites guidées ?

En effet, nous allons inaugurer un principe de visites guidées thématiques, l’idée étant que sur 4 thèmes bien précis (La mesure des émotions, Les enquêtes sur mobile, Les panels propriétaires et communautés et le parcours d’achat), les visiteurs puissent découvrir en une heure les approches de quatre sociétés différentes, qu’elles présenteront donc chacune en un quart d’heure sur leurs stands respectifs. Nous aurons par ailleurs un « coin des auteurs ». Une douzaine d’auteurs viendront dédicacer leurs ouvrages et rencontrer leurs lecteurs, avec notamment Georges Lewi, Philippe Cahen, Daniel Bô, Géraldine Michel, Caroline Sauvajol-Rialland, Assaël Adary, Laurent Florès, Stéphane Dangel,… Et parmi les autres nouveautés importantes, nous allons mettre à disposition du public une application mobile dédiée au Printemps des Etudes, que les visiteurs pourront télécharger sur leurs Smartphones, et qui va leur permettre de mieux organiser leur visite, de se repérer sur les plans, d’en savoir plus sur les conférenciers... Toujours au travers de cette application, qui sera disponible d’ici peu sur notre site, il sera possible d’interagir lors des conférences.

Voyez-vous d’autres nouveautés importantes à signaler à nos lecteurs ?

Oui, je pense notamment au fait que deux institutions majeures de la profession vont organiser leur propre événement dans le cadre du Printemps des Etudes. C’est le cas d’Esomar, qui va organiser des workshops et deux petits-déjeuners, et du Syntec Etudes Marketing et Opinion, qui va organiser la 3ème édition d’Idées pour le futur ainsi qu’une réunion avec ses membres au sein même de la manifestation.

Toutes les associations et syndicats professionnels (ADETEM, CESP, ESOMAR, IREP, Communication, Etudes, Recherche Prospectives, SYNTEC Etudes Marketing & Opinion et l’UDA) seront présents sur leur stand commun et prendront la parole dans le cadre de leur conférence « Les études, c’est ton avenir ! » le vendredi 11 avril de 11h00 à12h30.

Au global, comment définiriez-vous le fil rouge, ou bien l’ambition n°1 de ce Printemps des Etudes 2014 ?

Dans l’ambition du Printemps des Etudes, il y a au fond une grande constante qui consiste à valoriser tout ce que les études peuvent apporter aux entreprises, à montrer comment elles peuvent constituer un outil décisif au service de leurs performances. C’est manifeste sur les enjeux associés à l’innovation, qui constitue un sujet historique pour les études. Mais les études peuvent également beaucoup aider les entreprises sur des enjeux de rationalisation, de productivité. On peut observer d’ailleurs que de plus en plus de sociétés d’études parlent de notions de productivité, de retour sur investissement, avec du concret, des chiffres et des approches qui semblent extrêmement efficaces. Ce principe de valorisation des études est donc essentiel, et sera encore à nouveau extrêmement présent à l’occasion de cette édition, dans cette conjoncture que nous avons évoquée. Et je dirais enfin que la dimension internationale de l’événement va s’affirmer. A la fois parce que les sociétés étrangères s’intéressent de plus en plus à notre marché, et aussi parce que les Français n’ont certainement pas à rougir de leur capacité à innover et à réussir sur le plan international et doivent le faire savoir.

* En 2013, le Printemps des Etudes a enregistré la participation de près de 120 sociétés d’études, et la venue de 2180 visiteurs professionnels


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